Relations avec le monde syndical
Les sociétés membres d’Euresa ont, pour la plupart d’entre elles, individuellement noué, tout au long de leur histoire, des liens privilégiés avec le monde syndical. A l’origine informelles, ces relations se sont progressivement structurées dans le cadre d’un mode original de gouvernance, qui fixe le dialogue social comme règle du jeu et confie aux sociétaires, la responsabilité d’organiser et de déléguer le pouvoir de décision.
En 1993, ces sociétés d’économie sociale se sont collectivement associées, au travers d’Euresa, à la Confédération Européenne des Syndicats, pour publier une déclaration commune en faveur du maintien des systèmes sociaux et publics de protection dans les domaines aussi bien de la santé que de la retraite (séminaire sur les "nouvelles frontières du social" - Bologne, 1993).
Ces coopérations avec la Confédération Européenne des Syndicats se sont ensuite poursuivies, en lien avec les confédérations syndicales nationales, de 1997 à 1999, au travers d’une réflexion commune sur les moyens de renforcer et de compléter les systèmes de retraite publics obligatoires. Plusieurs conférences successives (Stockholm, Barcelone, Londres, etc.) ont ainsi permis de nouer un dialogue fructueux et d’identifier des positions communes, telle que la nécessité d’une gestion démocratique et sociale des systèmes de fonds de pension et des systèmes de retraites professionnelles ou complémentaires. Ce travail a notamment abouti à la publication d’un Code de bonne conduite de la gestion des fonds d’épargne, de retraite et de pension.
Depuis 2003, Euresa est représenté au Congrès de la Confédération Européenne des Syndicats, instance qui se réunit tous les quatre ans.